A. La naissance de la République

1. La Convention girondine

A l’issue des élections de septembre 1792, les Girondins dominent la Convention, nouveau régime politique qui succède à l’Assemblée nationale.

Le 21 septembre 1792, en écho à la victoire française sur les Prussiens à Valmy, la Convention abolit la monarchie. C’est le début d’une nouvelle ère française qui sera symbolisée par l’adoption du calendrier révolutionnaire (automne 1793) faisant débuter l’an I de la République le 22 septembre 1792.

La Convention décide de le juger Louis XVI pour trahison mais les Révolutionnaires sont divisés sur le sort à réserver à l’ancien roi de France. Largement déclaré coupable, il est finalement condamné à mort en janvier 1793.

L’enthousiasme républicain donne un nouveau tournant à la guerre au nom des idéaux révolutionnaires. Soucieux de libérer les peuples de leurs princes, les Français annexent des territoires voisins (Belgique) entraînant l’irritation des monarchies européennes, notamment de l’Angleterre à laquelle la Convention déclare la guerre (février 1793).

2. Tensions et divisions chez les révolutionnaires

La Convention s’installe dans un contexte de tensions. Début septembre 1792, poussés par la peur (les troupes prussiennes sont en France) et les rumeurs, des sans-culottes investissent les prisons parisiennes pour se débarrasser des ennemis de la Révolution (nobles, prêtres), assassinant des milliers de personnes, y compris de simples citoyens : ce sont les massacres de septembre.

A la Convention, les divisions entre les Girondins et les Montagnards sont de plus en plus fortes. L’influence des Montagnards, proche des sans-culottes, grandit. Ils obtiennent l’exécution du roi (21 janvier 1793) et la création d’un Tribunal révolutionnaire. Le 2 juin 1793, sous la pression des sans-culottes, les Girondins sont arrêtés.


Vocabulaire

Convention : régime politique français qui gouverne la France (21 septembre 1792 – 26 octobre 1795) lors de la Révolution française.

Girondins : groupe de députés républicains plutôt modérés, rival des Montagnards et hostile aux sans-culottes.

Montagnards : groupe de députés siégeant sur les gradins du haut de l’Assemblée. Favorables à la République, ils sont proches des sans-culottes.

Sans-culottes : surnom des révolutionnaires parisiens, issus des catégories populaires. Ils sont reconnaissables à leurs habits.

Tribunal révolutionnaire : cour de justice d’exception créée à Paris (1793-1795) qui servira activement sous la Terreur.

Documents

– Le Quiz

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Auteur : M.REGNIER

M. REGNIER enseigne l'histoire-géographie au lycée Balata en Guyane.