Video. Les inégalités socio-spatiales à Londres

Extrait de « Les inégalités… so what ? », L’Angle éco, présenté par François Lenglet, 2016.

Synthèse

Londres. La capitale du Royaume-Uni est également la capitale mondiale des millionnaires et milliardaires. Pourtant, la métropole globale, centre de la finance internationale avec ses quartiers d’affaires Canary Wharf et La City, compte aussi des quartiers très pauvres (28% des habitants – et quatre enfants sur dix – étaient pauvres à Londres en 2016).

Dans le centre-est de Londres, le quartier de Tower Hamlets se présente comme un espace défavorisé : 46 % des enfants y vivaient en-dessous du seuil de pauvreté en 2017. C’est un contraste saisissant avec le centre-ouest de Londres qui abrite les personnes parmi les plus riches de la planète (« Richistan ») avec des prix de l’immobilier qui dépassent 18 000 euros/m2.

Les inégalités socio-spatiales à Londres se retrouvent aussi à travers l’espérance de vie qui évolue en fonction des quartiers : plus le lieu de résidence est proche du centre, plus l’espérance de vie est grande (96 ans dans le centre riche contre 78 ans dans les quartiers plus éloignés).

Le phénomène s’observe enfin à travers la question des minorités ethniques qui sont exclues du centre (à l’exception de la poche de pauvreté du centre-est) et de sa richesse : on parle de fragmentation ethnique.

Ce phénomène de fragmentation socio-spatiale tend à s’aggraver, notamment à cause de l’attractivité des populations riches qui entraîne l’augmentation des prix de l’immobilier à Londres et repousse les populations plus pauvres en périphérie.

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